Rhône et Loire - Eté 2023

A deux, à trois, à cinq

De Villandry à Candes Saint-Martin – 55 km – Eurovélo 6

L’incident d’hier nous a fait cogiter toute la soirée.

Continuer sans assistance en misant sur un itinéraire facile, une météo clémente et un handbikeur en pleine forme?

Trouver un réparateur sur notre chemin, qui connaisse ce type de moteur, dont le fabricant se trouve dans la célèbre ville d’Eguilles, un lundi veille de jour férié ?

Finir le trajet en train ?

La première solution est un peu aléatoire et les avis divergent entre une mère prudente et un père joueur…

La deuxième solution comporte également quelques paramètres complexes.

La troisième option a été d’emblée éliminée par le conseil de tribu!

Heureusement la nuit porte conseil et nous contactons un magasin de cycles sur Saumur miraculeusement ouvert aujourd’hui. Nous levons le camp rapidement à la surprise de nos voisines et compagnes de voyage* que nous avions habituées à plus de lenteur!

*Cela fait deux jours que nous croisons et recroisons deux amies retraitées qui se sont retrouvées sur la Loire pour partager un bout de chemin avant de repartir chacune de leur côté.

Vous avez un train à prendre?

Oui ça fait partie du plan!

C’est donc à cinq que nous débutons la journée direction la première gare, située à une quinzaine de kilomètres le long du Cher.

Encore un autre éloge de la lenteur.

La tribu se scinde en deux à Langeais. Nico et Quentin montent dans un train en direction de Saumur alors que Baptiste, Matthieu et moi pédalons dans la même direction.

On se retrouve au dîner !

Les premiers kilomètres se passent en silence.

C’est bizarre d’être moins !

Nous arrivons à la confluence du Cher et de la Loire. Le bruit de la rencontre des deux cours d’eau est surprenant et plaisant; les pêcheurs ne s’y trompent pas, les eaux semblent poissonneuses.

Encore quelques tours de roue et nous retrouvons la Loire, majestueuse et silencieuse.

Un pique-nique avec vue et nous repartons à un rythme soutenu (un peu trop à mon goût!). Je me laisse tirer par les garçons puis finis par me laisser distancer pour profiter du silence de la forêt. Il y a étonnamment peu d’oiseaux et c’est d’un calme finalement appréciable.

Le ciel est menaçant mais la chance nous sourit à nouveau.Notre gourmandise nous invite à une pause salvatrice à l’abri de l’orage et de la pluie diluvienne. Nous y retrouvons nos deux compagnes de voyage et finissons ensemble le trajet.

On est de nouveau cinq !

Et pendant ce temps, que se passe-t-il à Saumur?

Arrivés par le train en moins de temps qu’il ne faut pour le dire et accueillis par un réparateur dont la patience vient rapidement à bout du circuit complexe de l’assistance électrique, les deux autres membres de la tribu n’ont même pas le temps de visiter Saumur. Pour les passionnés de mécanique, l’axe du maindalier s’était resserré sur le capteur de vitesse et l’empêchait de transmettre les informations au « cerveau » de l’assistance du handbike.

C’est reparti !!

Retrouvailles en fin de journée dans un camping comme on les aime, sans emplacement défini, avec une grande pelouse à partager, une guinguette et un p’tit concert.

Une locataire inattendue !

Et cette journée ne pouvait être complète sans les retrouvailles de deux étudiantes de la rue d’Ulm ! Merci Gaëlle d’être venue jusqu’à nous, promis on n’attend pas 20 ans pour se revoir !

5 réflexions au sujet de « A deux, à trois, à cinq »

  1. Je suggère que Blandine écrive un livre sur les tribulations d’une famille à velo. Elle a la plume, l’oeil, la distance critique ! Bref on espère !

    1. Je crois bien que le livre s’écrit depuis le début de l’aventure à vélo ! 2014 ou 2015 si je ne me trompe pas 😀
      Je vous embrasse

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