Slovénie - 2024

Sous influence méditerranéenne 

De Logatec à Razdrto – 40km ressentis 80km sous une chaleur écrasante

Comme le faisait remarquer mon homonyme Blandine B. et bien que nous nous approchions dangereusement* du littoral adriatique, les paysages ressemblent plus à ceux des Vosges qu’aux paysages du bassin méditerranéen…

*aucun danger si ce n’est celui d’arriver au point final de notre voyage! 

Des montagnes arrondies couvertes de forêts de sapins, des maisons aux accents de chalet, des vaches, des granges en bois…

Et pourtant nous filons bel et bien vers le Sud de la Slovénie retrouver la mer Adriatique, sur ce littoral coincé entre l’Italie et la Croatie. Avec 35 degrés dès 10 heures, l’étape promettait d’être difficile.

On aurait bien aimé un peu de pluie !

Nous profitons donc encore de ces belles forêts de résineux pour attaquer la première montée.

Cette petite route tranquille et peu passante aurait dû être l’itinéraire idéal… mais c’était sans compter sur un jeune cycliste arrêté pour un peu de fraîcheur et un rétroviseur un peu trop engageant dans un virage serré… le bruit fut très impressionnant pour la maman pédalant quelques mètres devant! Les nombreux trèfles à quatre feuilles cueillis la veille ont sans aucun doute servi de protection à Matthieu qui s’en sort miraculeusement avec un nouveau bleu dû au guidon ayant rencontré sa cuisse. Par contre, je ne suis pas certaine que les deux soeurs slovènes d’un certain âge s’en soient remises malgré toutes les prières adressées en anglo-franco-slovène à quelque divinité routière…

Nous avons bien dû mettre une dizaine de kilomètres à retrouver le plaisir insouciant de pédaler en admirant les paysages.

Et pour bien nous remettre de ces émotions, rien de mieux que de s’arrêter dans un café au style particulier!

Réhydratés et reposés, nous repartons sur un bitume fondant sous la chaleur et longeons l’autoroute sur quelques kilomètres.

La pause déjeuner dans un parc de Postojna fut l’occasion de recroiser les deux cyclistes françaises avec qui nous avions partagé un dîner il y a quelques jours. Rendez-vous est pris pour une virée cycliste provençale et une excursion de grimpe dans les Calanques!

A droite, à gauche, devant, les montagnes accompagnent nos coups de pédales. Les paysages se modifient progressivement, les forêts de sapins sont toujours présentes mais de grandes falaises karstiques font leur apparition.

Tant qu’on doit pas monter tout en haut!


Les derniers kilomètres furent les plus longs de tout ce voyage. Par 42 degrés à l’ombre, nous perdons plus d’eau que nous n’arrivons à en avaler! Nous scindons la troupe en deux blocs: Baptiste et Quentin me tirent pendant que Nico pédale au rythme de Matthieu.

Le camping se trouve au pied de l’éperon rocheux du massif du Nanos qui culmine à 1300m et semble marquer l’entrée sur le littoral que nous prévoyons de rejoindre demain.

Mais demain est un autre jour et d’ici là nous savourons notre soirée!

2 réflexions au sujet de « Sous influence méditerranéenne  »

  1. là cela tourne à l’exploit ! Je ne m’imagine même pas pédaler par 42° à l’ombre ! On aimerait avoir les impressions des 3 tits gars sur tant d’années sur leurs roulettes : comment vivent ils ces vacances familiales qui leur font découvrir le monde au ralenti ? Quel impact sur leur manière de se situer en 2024 où la vitesse et « l’effleurement des choses » peuvent être à l’honneur ! Si madame la journaliste pouvait faire une petite interview je la lirais avec plaisir ! Bonne route !

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