La fin de l’itinérance nécessite toujours un sas de transition que chacun utilise à sa guise.
Pendant que Nico tente de parfaire sa pratique de l’espagnol avec un covoiturage en direction de Gijón*, Baptiste et Matthieu savourent leur première grasse matinée du voyage.
J’abandonne mon vélo au camping et en profite pour découvrir Santiago à pieds en suivant à nouveau les petites flèches. C’est comme un jeu de piste dans une ville encore endormie et étrangement vide. Je tourne un peu avant de trouver un café ouvert à 10h du matin!








La ville s’anime, je retourne sur la place de la cathédrale pour observer les pèlerins arriver, poser leurs sacs, lever les bras, s’embrasser, se prendre en photo. On sent beaucoup d’émotion pour celles et ceux qui arrivent au bout de leur camiño.


Je finis par m’écarter de la foule de touristes qui envahit doucement les rues pour une petite visite du musée du pèlerinage, gratuit et très peu fréquenté, avec au dernier étage une très belle vue sur les tours de la cathédrale.






Les routes du Camiño de Santiago sont aujourd’hui classées au patrimoine mondial et sont les premiers itinéraires culturels reconnus par le Conseil européen.

¡Buen camiño a todos!
*Nous avions laissé la voiture à notre point de départ à Gijón, soit à plus de 800km de coups de pédales le long du littoral. Mais en coupant par les terres, il faut trois petites heures en voiture pour y retourner! Nous n’avons eu aucune difficulté à trouver une place dans un covoiturage par la plateforme bien connue. C’est la solution la plus simple et la plus économique que nous ayons trouvée.